« C’est plus à ses charmes que tu es sensible »

Ancienne journaliste, j’ai commencé à 25 ans, après de longues études supérieures. Des blagues graveleuses et des remarques déplacées, j’en ai à la pelle. Notamment ce fameux rédacteur en chef qui affirmait au confrère qui me recommandait : « c’est plus à ses charmes que tu es sensible » et qui a passé un an en mode « attends, tu as mal mis ton badge, je te le remets » pour me toucherles seins. Une fois, il a même voulu prendre mes pieds en photo un jour que j’étais en sandales (véridique). Et ne parlons pas des collègues femmes quinquagénaires qui me présentaient comme une « débutante » pour me dévaloriser. Ni du fait que pendant tout ce temps, je me suis dit que c’était de ma faute, que je ne travaillais pas assez sur mon image, que je ne savais pas dire non, que je n’étais pas assez stratège, habillée trop court, pas assez pro, et patati et patata. Depuis, j’ai changé de secteur d’activité et j’ai eu la chance de tomber sur des gens intelligents.  Et ça va mieux, merci. #sexismeordinaire

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