« Repose ça tout de suite ! C’est bien trop lourd pour toi ! »

Livraison de matériaux à l’agence de design mobilier dans laquelle je travaille. L’équipe n’est quasi composée que d’hommes. Il faut descendre rapidement du camion des barres de fer pour éviter de bloquer trop longtemps la rue (très passante). Avec les artisans, nous nous activons. Et alors que nous en sommes presque à la fin, l’attachée de com revenant d’une présentation client lance devant tout le monde : « mais qu’est ce que tu fais ? Repose ça tout de suite ! C’est bien trop lourd pour toi ! ». En fait, non, ça va aller merci. #sexismeordinaire #lesfemmesaussi

« Il faudrait regarder de temps en temps si cette cafetière est bien propre »

Opération cafés/croissants sans la salle de pause. La secrétaire de direction constate que la cafetière est remplie de café moisi. Elle se fraye difficilement un chemin parmi tous mes collègues masculins pour enfin arriver jusqu’à moi à l’autre bout de la salle. Et me sort : « il faudrait regarder de temps en temps si cette cafetière est bien propre, et sinon la nettoyer ». #sexismeordinaire #lesfemmesaussi

« La belle époque où l’on pouvait mettre la main aux fesses des infirmières »

Nouvelle arrivée dans un service en hospitalier. L’un des médecins avec lequel je vais devoir travailler en étroite collaboration m’accueille avec ces mots : « les choses ont bien changé, c’est fini la belle époque, celle où l’on pouvait mettre la main aux fesses des infirmières ». Bizarrement, on n’est pas vraiment partis sur de bonnes bases… #sexismeordinaire

« Je me souviens de vous, vous aviez été recrutée sur le physique »

Élève-avocate, dans le cadre de notre formation nous avons plusieurs stages à faire. Après avoir envoyé plusieurs CV, je suis prise dans un cabinet. Lors d’une conférence, l’un des avocats qui avait accepté de me rencontrer en entretien, mais dont j’avais dû décliner l’offre de stage, est présent. Je vais à sa rencontre pour lui dire en personne les raisons de mon refus. Sa réponse : « je me souviens de vous. Vous aviez été recrutée sur le physique… On a été tellement déçus quand vous avez refusé notre proposition ! ». Le tout accompagné d’un bon rire gras. #sexismeordinaire.

« Elle est pas du genre à vous exciter la libido »

Session de recrutement pour un poste de rédacteur. Enfin de rédactrice car ici on préfère avoir des femmes pour « ce genre de poste ». Je passe en revue les CV et lettres de motivation avec une grille pour un recrutement le plus objectif possible. Je propose une sélection à mon patron qui me répond : « ok, ça me va, mais la 42 ans, mariée et deux enfants, c’est mort j’en veux pas ». Ok. Après cette sélection rigoureuse, intelligente et ouverte d’esprit, vient la phase des entretiens. Debrief : « Mme X elle n’a pas de seins, j’aime pas les femmes qui n’ont pas de seins ». « Mme Y, elle est pas du genre à vous exciter la libido ». Finalement, c’est Mlle X, et non Mme, qui a été retenue. Elle n’a pourtant ni l’expérience, ni la formation, ni rien qui correspond… mais « elle est jolie » et visiblement ça suffit. Elle doit en être la première étonnée. #sexismeordinaire

« Ils auront au moins vu une belle fille aujourd’hui ! »

Je prête main forte à une collègue lors de sa conférence en accueillant les participants à l’entrée. Mon patron, accompagné du Big Boss venu tout droit des US, m’observe quelques minutes et s’exclame, bien fort : « c’est bien, ils auront au moins vu une belle fille aujourd’hui ! » Mes qualités intellectuelles te remercient (si ! si ! j’en ai aussi)  … et ma collègue, qui s’est beaucoup investie dans ce projet, aussi. #sexismeordinaire